FAULKNER

Le Bruit et la Fureur / Les Palmiers sauvages / Tandis que j'agonise

Atelier dirigé par Severine Chavrier

Proposition d'un théâtre

performatif  par la matière

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Maquette du projet

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Trois textes de Faulkner à la naissance du projet, univers et climats qui se recoupent, j'ai travaillé essentiellement sur Le Bruit et la fureur avec Antoine Briot, étudiant en Son, afin de se focaliser sur l'histoire d'un personnage. Notre idée éait de créer le théâtre noir de Benjy, c'est-à-dire la représentation de son état mental. 

En scénographie, on a symbolisé son univers intérieur par une bâche agricole noire. Cette masse noire expansive est l'intérieur inviolable de Benjy. Cette matière hermétique lui permet de se couper du monde, de disparaître, s'enfermer, se cacher. 

 

Dans un second temps, j'étais intéressée à l’idée d’une matière qui garde les traces et empreintes de différentes actions : la matière couvre, emballe objet et corps. Avec cette matière symbolique, on couvre tout et on dessine dessus. On accumule, multiplie dessin et matière, comme l'écriture en ellipse de Faulkner. Benjy pouvait être comparé à un «artiste marginal» de l’Art Brut qui dessinerait son propre monde.

 

Le travail sonore a été primordial pour la reconstruction de tout l'espace autour de Benjy, le hors champ entre bruit de travaux dans une ferme à l'extérieur et les sons à l'intérieur d'une cuisine. Ce travail sonore a permis de créer la relation entre Benjy et ses proches. Nous avons mis en valeur ces deux mondes en les contrastant et en les contaminant. 

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